LES SERVIETTES ET LES TAMPONS CLASSIQUES
Une femme normalement menstruée utilise environ 15 000 tampons ou serviettes de l’adolescence à la ménopause. Les serviettes et tampons hygiéniques produisent de grandes quantités de déchets polluants, sans oublier la pollution liée à la fabrication. Pratiques, certes, mais ces produits sont-ils si "hygiéniques" que nous le pensons ?
Les protections périodiques industrielles sont globalement composées des mêmes matières que les couches jetables et on y trouve en partie les mêmes produits chimiques, dont la dioxine (puisque les tampons et serviettes jetables sont blanchis au chlore) dont la toxicité est bien connue.
Pour augmenter l’absorption des tampons, les industriels ont donc inséré des produits chimiques et synthétiques dans les tampons. En plus d’absorber le sang menstruel, les tampons absorbent jusqu’à 90% des sécrétions utiles à l’équilibre interne du vagin, asséchant du coup les parois et modifiant le PH, ce qui augmente les chances de développer diverses infections chroniques telles que des vaginites. L’écoulement du sang menstruel étant irrégulier, quelle sensation désagréable que de retirer un tampon pratiquement sec !
Les serviettes hygiéniques posent moins de risques que les tampons, parce que portées à l’extérieur, mais la matière synthétique dont elles sont fabriquées ne permet pas une aération suffisante pour être totalement confortable.
Il existe aussi une maladie appelée Syndrome du Choc Toxique (SCT), maladie très rare mais très grave : la bactérie responsable de cette maladie (le Staphylococcus aureaus) est présente à l’état latent dans environ 15% de la population. L’insertion d’un tampon assèche le vagin et crée l’environnement idéal pour que cette bactérie se développe et libère une toxine dans le système sanguin. Les symptômes de cette intoxication incluent une forte fièvre, une réaction cutanée et des étourdissements.
Les cas reportés du SCT ont chuté mais n’ont pas disparu. Les fabricants ne sont toujours pas tenus d’informer leurs consommatrices des risques réels associés à l’utilisation des tampons, mais rejettent le blâme sur l’utilisatrice en insérant dans chaque boîte un avertissement recommandant d’utiliser le niveau d’absorption minimum nécessaire, hypocritement jumelé à des campagnes publicitaires promouvant des tampons toujours plus absorbants ou que l’on peut porter toute la nuit...
On jette en France chaque année plus de 2 milliards de protections périodiques (tampons et serviettes) qui sont des déchets non recyclables et qui finissent pour la majorité des fois dans les toilettes...
Une grande partie des déchets générés par ces produits pose aujourd'hui un véritable problème au niveau des stations d'épurations d'eau. Sans parler de l'industrie du coton, dont les protections périodiques font parties, et qui est aujourd'hui la plus polluante au monde.
Il est temps de changer nos habitudes ou du moins de les faire évoluer...